Sas’ka escalade la paroi rocheuse car il est temps pour lui de s’envoler et de rejoindre sa demeure, la maison du Vent spirituel. Il y a une heure à peine, il faisait ses adieux à Ish’ta, son étrange compagnon Peau-pâle, promettant de revenir lui rendre visite à Throal dans deux arcs de lune au plus tard. Quitter la civilisation des « autres » et retrouver la vie simple et difficile dans les hautes montagnes de Throal…
Que va être la réaction de son peuple, qui l’a si peu vu depuis qu’il a rencontré Daveron et qu’ils ont ensemble éliminé ensemble la menace des Bog gobs ? Difficile à dire. Le terrible T’skhelaaba des Chasseurs de proie, le clan le plus agressif de la maison du Vent spirituel, acceptera-t-il de l’entraîner ? Pour le moment, il s’agit de voyager. Dans deux jours peut-être aura-t-il rejoint les montagnes sud de son peuple k’stulaami.
Et puis il y a cette magnifique lance en orichalque, offerte par V’riskla, le lahala peau-pâle du village des Eaux étincelantes. Il tarde Sas’ka de découvrir les pouvoirs qu’elle renferme. Tisser des filaments. Ish’ta et Thélias, l’effrayant Nécromancien, lui ont expliqué leur vision de cet acte magique important. Il est grand temps d’atteindre le quatrième cercle, celui qui lui ouvrira les portes du monde astral et des filaments reliant les trames…
…. trois jours plus tard....
Voilà. T’skhelaaba l’a dit : il en sera ainsi. Deux cents k’stulaamis sont là, lance en main et bec claquant au vent violent qui secoue les hauts pics rocheux. Les cris aigus des uns se mélangent aux insultes des mécréants qui n’acceptent pas que des Voyageurs des tempêtes comme Sas’ka puissent quitter la maison du Vent spirituel pour vivre en Barsaive. Peu importe, il va maintenant falloir affronter le champion de T’skhelaaba, un jeune k’stulaami aux muscles épais et au regard noir, un jeune que Sas’ka ne connaît pas, mais qui semble capable de lui tenir tête. L’affronter pour pouvoir se « soumettre » au difficile entraînement du cruel maître Danseur caudal (Tail dancer).
« Comme le veut la tradition Sas’ka. Tu peux parler et donner tes dernières volontés, car ce duel, s’il n’est pas à mort peut très bien se finir par la mort de l’un d’entre vous. Nous t’écoutons Sas’ka ! »
